Blog de Jean Ferré

mercredi 18 novembre 2009

Soirée de lancement de Sinequa Enterprise Search 7.0 à l’Echangeur le 24 Novembre

Déjà près de 200 inscrits à la soirée de lancement de Sinequa Enterprise Search à l'Echangeur

Cette soirée animée par Frédéric Simottel, rédacteur en chef de 01 Informatique, commencera par un mot de bienvenue de Philippe Lemoine, Président du Groupe Laser, patron, intellectuel, visionnaire en matière de nouvelles technologies et de leur bon usage dans la société.

Nous aurons ensuite une présentation du Boston Consulting Group par Antoine Gourévitch Managing Director qui dirige la practice IT du bureau au Paris. Il parlera des enjeux de l'intelligence collective et des conséquences de l'info-explosion sur le rôle du DSI dans l'entreprise aujourd'hui.

Après cet éclairage stratégique, Patrice Fontaine, Market Manager de Lotus-IBM illustrera le thème du passage de l'entreprise standard à l'entreprise collaborative. Il présentera la vision Smart Planet et Smart Workplace d'IBM en y indiquant la place du Search.

Je présenterai ensuite la vision de Sinequa sur ces sujets, comment Sinequa Enterprise Search transforme l'entreprise et son Information Landscape. Comment cela modifie le quotidien et le poste de travail de nos utilisateurs. Quelques résultats intéressants issus d'un travail de recherche d'IDC au passage.

Enfin et surtout il y aura une démonstration de Sinequa Enterprise Search 7.0, le produit simple et révolutionnaire qui déclenche des standing ovations au moment de la mise en production (c'est vrai, et c'est d'ailleurs une partie importante de la valeur de notre solution : remotiver les gens qui perdent le gout du travail devant un poste de travail devenu trop complexe et compliqué – parlez en à vos conseillers clientèles ou à vos connaissances qui sont ingénieurs, consultants ou chefs de projets).

Pour finir, Franck Peyramaure notre VP alliance remerciera nos partenaires sponsors de l'événement, IBM partenaire Platinum, et Logica, Atos et Edifixio, partenaires Gold, avant d'aller boire une coupe de champagne autour d'un buffet dinatoire.

Si vous êtes dans la cible de Sinequa et si vous n'êtes pas un concurrent, inscrivez-vous vite et soyez les bienvenus.

http://www.sinequa.com/events,lancement-de-sinequa-corporate-search-v7,97.html

mardi 13 octobre 2009

Exister et travailler dans l’entreprise étendue

Dans une excellente tribune publiée par le Monde datée du Lundi 12 Octobre, Pierre Baqué, Conseiller d'Entreprise, retrace l'évolution de l'entreprise qui selon lui « en perdant sa peau s'est vidée de sa substance », ou en d'autres termes qui à force d'externalisation a rendu vide de sens la notion d'interne ou d'externe.

L'entreprise n'est plus ce corps social qui visait parmi d'autres objectifs la recherche de profit et le service à des clients. Cette « chose » fondée tout autant sur le développement d'un groupe autour d'un projet partagé et autour de valeurs et d'expériences communes. Un groupe soudé par exemple autour d'un mythe fondateur lié à des pionniers, inventeurs,… (comme chez Dassault, Alcatel, Accor…), d'un métier ou d'une technologie (comme pour Alstom, Saint Gobain,…), d'une fonction sociale (cf. La Poste, France Telecom, EDF,…), d'avantages acquis diront les mauvaises langues.

Comme le souligne Pierre Baqué, l'entreprise en tant que corps est exsangue au sens propre et figuré. Vidée de son sens, car la satisfaction de l'actionnaire et celle du client semblent être devenues ses principaux si ce n'est ses seuls enjeux aujourd'hui. Vidée de son rôle de corps social, puisque le « Nous » auquel on s'est si longtemps référé ne voudrait plus rien dire : l'entreprise est définie par une chaine de création de valeur, mais ceux qui y participent n'en sont pas nécessairement salariés (Fabrice Brégier explique par exemple qu'Airbus comme son concurrent utilise plus d'ingénieurs sous-traitants externes que de salariés). Dont acte, l'entreprise se viderait… de son sens et ne pourrait plus offrir à ceux qui la composent un sens à leur action en son sein. Il y a là à première vue un constat inquiétant et déprimant. En France où le travail est statutaire, on imagine ce que cela peut générer de déstabilisation pour les collaborateurs. On comprend aisément les tensions sociales, le refus de changer, le pointage des suicidés,…

En outre, il y a une deuxième raison plus technique de se sentir mal et qui passionne moins parce que c'est une question d'outils. J'ose reprendre le mot de souffrance que j'entends souvent chez mes prospects. Les collaborateurs n'arrivent pas à faire leur travail, et cela est effectivement horrible à vivre : être payé pour faire un travail qu'on ne peut pas faire. Les objectifs sont vécus comme irréalistes ou arbitraires, difficilement réconciliables avec la vision ou la stratégie globale et trop souvent se résumant à « faites plus, faites plus vite, faites moins cher, faites mieux,… ». Il s'ajoute que ces « objectifs » sont distribués par un management qui ne nous connait plus et avec qui nous collaborons de moins en moins (pour cause d'entreprise étendue). Et cela se conjugue avec une explosion des informations à traiter, produites par des systèmes ou par des correspondants (on ne sait plus comment les désigner) de plus en plus nombreux et difficiles à connaitre. Enfin et en plus, le collaborateur doit utiliser plus de dix applications différentes pour travailler (Debra Logan du Gartner Group annonçait à Londres le mois dernier une moyenne de 14 applications différentes). Volumes, zapping, incohérence,… ça tourne la tête.

Comme tout problème, il peut se regarder avec les yeux d'hier ou ceux de demain. Mais avons-nous le choix ? A l'instar d'Oscar Wilde je pense qu'il faut être optimiste, au moins par héroïsme.

Sur le manque de sens (et je remercie Antoine Rebiscoul, Délégué Général de l'ANVIE, pour sa brillante présentation sur la marque 2.0 et l'externalité positive), il faut prendre l'entreprise comme un être, donc prendre en compte son âme tout autant que son corps. Il faut partir des externalités positives, ce qui existe en dehors des produits et des cash flows. Ce qui définit Google, Apple, Amazon n'est pas leur produit, mais leur façon d'aborder le monde, de le changer. Leur marque a pris une dimension immatérielle. A titre d'exemple, BMW entend vendre aujourd'hui de la joie, et non plus des voitures. On se souvient qu'Arcelor a perdu la bataille contre Mital parce que cette entreprise se définissait simplement comme un (bon) producteur d'acier alors qu'elle aurait pu par exemple se définir comme un transformateur du monde d'objets qui nous entourent. Donc on trouvera du sens en participant à des entreprises/marques dont on sera salarié ou pas mais qui nous donneront le sentiment d'appartenir à un grand dessein transcendant les produits ou services vendus. On devient partie de communautés qui font avancer le monde. On voit bien que c'est l'enjeu de la Poste aussi, la seule façon de dépasser le débat légitime certes, mais réducteur, autour de son statut et de sa privatisation. C'est certainement ce que poursuit Orange avec sa communication sur « son » Internet « autrement et différent». Maintenant que la planète est en danger, que la croissance est en passe d'être partagée par tous, que les religions ne suffisent plus, tout ça n'est pas du baratin d'agences du pub, tout ça est essentiel au vrai sens du terme. Il faudrait aussi aborder l'entreprise et son devoir de garantir le bien être matériel des populations, mais c'est un sujet d'économie politique hors de ma visée. Dans une économie globale et délocalisée, c'est peut être à l'état de pendre cette charge, encore plus qu'avant.

Sur le comment réussir à travailler une fois qu'on a retrouvé le sens, je pense qu'il faut passer de façon urgente aux outils 2.0 dans l'entreprise, ne serait-ce parce qu'ils sont déjà présents en dehors de l'entreprise. Arrêtons la torture des empilages d'applications silos mal reliées entre elles où le travailleur est tel un ouvrier pris entre plusieurs chaines de montages aux cadences infernales. Le sort de Promethée parait presque enviable en comparaison. Il est grand temps de mettre en place un moteur de recherche unifié qui communique avec toutes les sources et applications, et des outils de réseau social et de collaboration, … Il faut simplement viser à donner un contexte de travail humainement gérable. Ce n'est même pas une question de retour sur investissement, même si le dit retour est colossal, c'est une question de respect de ses collaborateurs ou sous-traitants. Quand les entreprises offriront de tels outils, un point de blocage sera résolu. Ce n'est qu'une question d'outil, mais que peut faire un bon artisan sans les bons outils…

jeudi 10 septembre 2009

Les propositions de l'AFDEL pour le grand emprunt et Petit déjeuner Sinequa le 17 Septembre

J'ai participé aujourd'hui en tant que membre du conseil d'administration de l'AFDEL au côté du Président Patrick Bertrand et du secrétaire général Loic Rivière à notre audition par la commission pour le grand emprunt. Parmi les sept mesures que l'AFDEL promeut, en voici trois que je trouve particulièrement importantes :

1 - Le soutien d'une politique volontaire visant à doper les fonds propres des éditeurs de logiciel. C'est tellement essentiel que les PMEs françaises à vocation de forte croissance disposent de moyens à la hauteur de leur ambition technologique et industrielle. Je crois que sur ce sujet, le message est passé, c'est dans l'air du temps et c'est une bonne chose.

2 - Le soutien au développement d'une infrastructure française de Cloud. On s'émeut parfois que tel ou tel bloc du patrimoine culturel soit numérisé par nos amis de Google, mais il est certainement beaucoup plus important que les Clouds ne soient pas tous d'outre Atlantique. Le Cloud, c'est certainement l'OS de demain, c'est aussi là où sont nos mails, nos photos, et demain nos données d'entreprise. Si nos opérateurs privés Orange ou la Poste ou peut-être Atos n'ont pas les moyens ou la volonté stratégique de développer un Cloud, il faut espérer que la puissance publique aidera au développement d'infrastructures stratégiques nationales ou européennes. Pour des raisons de souveraineté, ou plus important pour des raisons de leadership technologique et économique.

3 - La création des formations de troisième cycle autour des métiers du logiciel avec deux objectifs : rendre les ingénieurs naturellement seigneurs dans le monde de la technologie un peu plus managers, mais aussi développer les compétences et la culture dont nous avons si peu de représentant en France : en marketing, en finance, en droit, en stratégie... il faut maîtriser ces disciplines dans leur application à notre industrie avec toutes ses particularités.

Voila les mesures qui me paraissaient les plus porteuses, mais il y en a d'autres que l'AFDEL formalisera dans son rapport écrit à la commission. Parmi elles, on parle de promouvoir les green-tech, ainsi que de développer l'incitation à intégrer du logiciel dans les nouveaux programmes d'investissement. Ce serait également une très bonne chose.

La France est un champion du service, elle doit aussi devenir un champion du logiciel.


Au fait, j'invite tous les clients de Sinequa à venir à un petit déjeuner informel le jeudi 17 septembre pour parler librement de l'intégration du moteur de recherche avec les outils de réseaux sociaux. De 8h30 à 10h00 dans nos bureaux de Paris. Si vous êtes intéressés, envoyez moi un mail pour que je vous fasse parvenir l'invitation. 15 minutes d'introduction, puis on fera une petite démo de l'intégration avec un outil du marché et ensuite on discute...

mercredi 2 septembre 2009

Sinequa entre dans le Gartner Magic Quadrant for Information Access Technology

Sinequa est l'unique éditeur entrant cette année dans le Quadrant Magique "Information Access Technology"du Gartner. Je suis heureux et fier pour toute l'équipe de Sinequa ainsi que pour nos partenaires et clients.

Je pense que nous avons un produit incroyable. Nous allons bientôt révéler de nouveaux clients aux Etats-Unis pour des projets très ambitieux.

Je suis impatient de voir la "traction" (pardon pour l'anglicisme) que Sinequa Corporate Search 7.0, notre Plateforme Linguistique et Scalable de Recherche pour Entreprise va générer sur le marché.

vendredi 31 juillet 2009

If Bing + Yahoo = Microhoo THEN Google ~ Microsoft and THEN Facebook + Twitter = $$$

Bing + Yahoo fait clairement de Microsoft un concurrent redoutable de Google sur Internet.    

Comme le souligne Don Reisinger dans « 10 Reasons Why Microhoo Is Good for Enterprise Search », tous les ingrédients sont désormais réunis pour une compétition équilibrée entre Microsoft et Google : 1/ une taille critique de part de marché (Microsoft + Yahoo représentent près du tiers du marché), 2/ un savoir faire technologique (j'espère au passage pour nos chers camarades de Sinequa qui sont partis chez Yahoo il y a quelques années ne feront pas parti des restructurations prévues), 3/ les moyens financiers, 4/ l'envie stratégique.

Cette guerre enfin à armes égales (qui va devoir attendre l'aval du régulateur soit une petite année) aura clairement un effet positif pour l'utilisateur de moteur de recherche sur Internet. Elle devrait en effet forcer les deux concurrents à redoubler d'innovations et de bénéfices utilisateurs pour fidéliser leurs clients et augmenter leur part de marché. On va peut-être moins chercher à rentabiliser chaque utilisateur, de peur de le perdre à la concurrence.

Ce sera pour Google l'occasion d'un retour aux sources, comme à l'époque du « No Evil » où la firme californienne pensait un peu plus à son produit et un peu moins à ses résultats financiers. Don Reisinger pense que cela évitera à Google de devenir un Microsoft. A ce sujet, je ne vois pas de problème à devenir un Microsoft, ce serait même plutôt un compliment, mais c'est un point de vue personnel.

Il n'en demeure pas moins qu'on peut penser le sujet autrement. En effet, Google et Microsoft sont deux géants engagés dans un bras de fer titanesque, une course à la puissance et à la richesse fonctionnelle. C'est à qui sera le meilleur moteur de recherche sur Internet. Mais il est intéressant de constater qu'au même moment, certains (excellent article de Wired à ce sujet sur le plan de Facebook pour dominer Internet au détriment de Google) voient un basculement complet du paradigme du search sur Internet avec l'apparition des réseaux sociaux et du social search. En effet, si on se place du point de vue technologique, si on reste dans la logique ingénieur des pionners, on peut faire un travail remarquable technologiquement et industriellement mais en risquant d'oublier une petite chose : le client, l'utilisateur.

Finalement, ce dont l'utilisateur a besoin est de réponses à ses questions, il se fiche de savoir si ça vient du meilleur moteur de recherche; Et bien souvent je préfère une information qui me vient d'un tiers de confiance : Un copain de facebook ou de linkedin, un media que j'aime, le twit d'une personne connue. Vaut-il mieux chercher une pizzeria sur les pages jaunes (hé oui, ils existent encore…) ou sur Google Maps, puis lire une dizaines de revues d'inconnus, ou vaut-il mieux trouver un post, un twit ou autre d'une connaissance qui recommande la Pizzetta justement à deux pas de là où vous êtes, parce que Manu le serveur est très sympa et que les pizzas à la pate intégrale sont bio et que la Buffalo est super bonne que tu te croirais au cœur des Pouilles… Personnellement je préfère la deuxième approche dès lors qu'elle est possible. Intéressant de constater que Twitter vient justement cette semaine de mettre en avant une fonction de recherche interne.

Et le modèle économique me direz-vous ? Je ne m'inquiète pas, des années d'entrepreneuriat m'ont appris une chose : des utilisateurs satisfaits ça vaut quelque chose, tout comme on ne peut indéfiniment faire passer son compte d'exploitation devant ses clients ; tout se paye, un jour ou l'autre. Je crois donc que les deux géants se différencieront tout autant par leurs qualités intrinsèques que par leur capacité à trouver la façon de collaborer avec les réseaux sociaux suscités, en particulier Facebook, Twitter, et pourquoi pas Linkedin. De ce point de vue là, Google a un petit désavantage à mon avis, c'est cette attitude de « faux cool ». Cette façon légèrement condescendante de regarder les autres, un peu comme un enfant prodige qui n'accepterait pas de vieillir et de voir d'autres talents plus jeunes émerger. Si Facebook a refusé leur offre de prise de participation au profit de Microsoft, ce n'est peut-être qu'à cause de cette immodestie. Mais Google est une entreprise merveilleuse faite de gens très intelligents et dirigée par des personnes animées d'une ambition humaniste, ils vont surement vite se corriger et cela les aidera certainement à mieux gérer leurs partenariats stratégiques.

J'avais envie d'écrire sur ce sujet parce qu'il recèle plein de parallèles avec ce que nous vivons dans le marché du moteur de recherche d'entreprise. Ceux qui connaissent Sinequa savent qu'un des axes fort de notre produit est la recherche de personne et l'intégration dans les outils de réseau social d'entreprise (cf. mon post Chercher Quoi ou chercher Qui). En nous appuyant sur du text-mining, nous essayons notamment de valoriser le réseau social d'entreprise en lui associant les données issues des bases documentaires et réciproquement. A Sinequa, nous devons simultanément travailler d'arrache pied sur des problèmes technologiques difficiles et parfois d'infrastructure (la gestion des très grands volumes, la rapidité, la pertinence linguistique, le text-mining, la sécurité, le temps réel, l'intégration au sein d'applications hétérogènes,…) et en même temps nous sommes jugé in fine sur une chose toute simple : le sourire du client. Apple est un bon exemple de gestion réussie de cette injonction paradoxale, l'iphone est une prouesse technologique avec pourtant parfois des choix que d'autres n'auraient pas fait (pas de 3G ou pas de video pendant très longtemps par exemple). Sans excellence technologique : pas d'iphone, mais sans volonté radicale de satisfaire le client au détriment de la technologie : pas d'iphone.

Je ne peux pas détailler les choix et la stratégie de Sinequa ici, mais ceux qui me connaissent savent en tous cas la valeur que j'attribue au sourire de nos clients.

mercredi 24 juin 2009

Chercher Quoi ou chercher Qui, remerciements à Eric Juin

Dans le titre bien trouvé de son article, Search : Sinequa cherche le quoi, mais aussi le qui, Reynald Flécheaux, rédacteur en chef du Mag IT (www.lemagit.fr) illustre un enjeux que Sinequa a identifié depuis quelques années : le moteur de recherche en entreprise ne se résume pas à chercher une information. Au passage, c'est l'occasion de lire un article clair et bien construit et de voir une jolie capture d'écran.

Poursuivons l'idée selon laquelle le moteur de recherche en entreprise ne peut pas se limiter à la recherche documentaire. Très simplement, partons du besoin : pourquoi les entreprises achètent un moteur de recherche ? Réponse : Ca dépend, mais donner accès à des informations est rarement le seul but.

En effet, derrière le besoin d'information, il y a celui de connaissance, et en particulier de connaissances en contexte pour action. Les utilisateurs de la solution Sinequa ne sont pas des érudits en quête perpétuelle de nouveau savoir, elles et ils sont des professionnels souhaitant mener à bien leurs missions. Par exemple, un chargé de clientèle veut avoir l'historique de son client pour lui vendre un produit d'assurance vie, il souhaite trouver la réponse à sa question liée à la fiscalité patrimoniale. Un chercheur veut savoir si le brevet qu'il envisage de déposer utilise un état de l'art déjà connu d'un autre chercheur de la même entreprise.

En d'autres termes, de quoi ont besoin nos utilisateurs? D'information certes, mais intégrée dans le contexte de leurs actions. Souvent on préfère à la lecture d'un document, l'identification de la ou des personnes pertinentes  pour leur poser une question, ou pour initier une collaboration.

Voila pourquoi Sinequa a prolongé la réponse fonctionnelle faite en 2006 à Bouygues Construction (voir l'article de Bertrand Lemaire pour CIO Magazine Bouygues Construction se fait guider dans un océan d'informations) dont le brief pouvait être ramené à : « tout chef de chantier rencontrant un problème doit pouvoir identifier les personnes de l'entreprise ayant vécu une expérience similaire ». Sinequa a développé autour de sa solution de recherche un jeu de fonctionnalités orientées personnes et un niveau d'intégration applicatif important avec les outils collaboratifs et les réseaux sociaux. Eric Juin, Directeur du KM et des e-services chez Bouygues Construction nous a beaucoup inspiré et aidé à mieux comprendre ces sujets. Je l'en remercie.

 

mardi 26 mai 2009

L’impact de la crise de confiance dans l’informatique : des acheteurs plus rationnels à l’image de Saint Gobain

L'économie, la société dans son ensemble sont contaminées par le manque de confiance hérité de la crise financière et immobilière. Et l'industrie informatique n'est pas en reste, mais à toute chose malheur est bon, car cela rend les DSI un peu plus rationnels dans leurs choix.

Un des problèmes identifiés au début de crise mondiale fut l'opacité des produits financiers. A force de combiner, dériver, retraiter les actifs et leur potentiel, les portefeuilles en devenaient opaques. La valeur d'un produit devenait difficile à relier à son contenu, et dépendait beaucoup trop du vox populi, de ce qu'en disait le marché, et pas assez du contenu réel, des actifs. Il en fut de même pour les bilans d'entreprises cotées. Certains clients, et des plus illustres, ont fait confiance à de grandes marques (d'analystes, de banques) et ont acheté des actifs dont ils ne comprenaient ni ne mesuraient visiblement pas le contenu, notamment en terme de risque. Inversement, certaines très belles entreprises comme Saint-Gobain par exemple, pourtant leader mondial dans plusieurs métiers, étaient visiblement sous évaluées au regard de leur réalité industrielle.

L'industrie du logiciel apparait elle aussi assez opaque avec ses modes, ses acronymes, ses analystes omniscients. On trouve des produits gratuits et d'autres qui valent des millions d'Euros. Comment doit se fixer le (juste) prix d'un projet et d'un logiciel et quelle est la valeur associée – pourquoi est-ce parfois si difficile de décrypter le marketing d'un éditeur et la logique de tarification ? Quelle est le véritable prix à payer en prenant en compte les évolutions à venir du besoin ? Quelle confiance avoir dans celles et ceux qui font profession d'évaluer les logiciels et qui le plus souvent se contentent de lire la documentation marketing des éditeurs ? Ici aussi, il y a de grandes marques, de conseil, d'analyste et bien entendu de logiciel. Mais tout comme la plus grande banque de gestion de fortune n'a pas pu protéger ses clients des déboires d'un placement Madoff, aucun analyste ne protègera un DSI qui aura acheté la marque plus que la réalité des qualités d'un logiciel...

Il existe des entreprises qui préfèrent payer cinq à dix fois plus cher pour un logiciel d'une marque plus connue. Je devrais plutôt dire qu'il existe des directions informatiques qui font ces choix car je doute que les entreprises en ces temps de crises continuent de trouver cela plaisant. J'ai appris récemment avec un certain plaisir que quelques cabinets de conseil avaient débuté des missions pour le compte des directions générales visant à analyser la rationalité des choix effectués par la DSI.

Je souhaite remercier et rendre hommage à Saint-Gobain qui a été au bout d'une démarche rigoureuse d'analyse de son besoin puis d'analyse de la valeur dans son choix de moteur de recherche d'entreprise. A partir d'une liste de 10 éditeurs, 4 furent retenus et testés en grandeur réelle comme cela est relaté dans l'article de Jean-Claude Streicher « Sinequa s'impose dans les grands comptes ». Sans cette épreuve du test, Sinequa aurait probablement perdu ce marché par manque de notoriété. Saint Gobain aurait payé plus cher un service probablement moins adapté à ses besoins, voire n'aurait pas trouvé un éditeur capable de résoudre son problème de gestion de la sécurité liée au moteur de recherche. Ici au contraire, le projet a été réalisé pour un délai et un budget inférieur aux prévisions initiales.

Un problème souligné récemment dans la crise financière a été l'importance sur l'ensemble de l'économie des zones de non droit que représentent les paradis fiscaux. A quoi bon réguler Paris, New-York et Singapour si d'autres places financières ne jouent pas le jeu et si les bilans peuvent y être « rebelotés » en toute impunité. Quel parallèle avec l'informatique ? Le mélange des genres en informatique entre les différents rôles (analystes, revendeurs, consultants, experts….) a pu générer de l'opacité et de la confusion, à la limite du non droit quand parfois on invite les futurs clients dans des séminaires luxueux, on leur offre des missions de conseil, pour ensuite lancer des appels d'offres au sein desquels on ne voudra consulter que certains fournisseurs; On vous donne ceci pour vous faire payer cela plus cher plus tard. Je pense que l'industrie et ses clients ne vont plus tolérer longtemps ces pratiques, le bienfait de cette crise est peut-être là, dans une plus grande exigence du client vers le fournisseur. L'époque héroïque des vendeurs cow-boys, bonimenteurs aux boutons de manchettes clinquants, est révolue. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui jouent cartes sur tables, se concentrant simplement sur la création de valeur, au sein de leur produit, au profit de leurs clients.