lundi 28 juin 2010

Une grande banque construit sa relation client autour du search

Sinequa a annoncé 12,8 Millions de dollars de chiffre d'affaires pour l'exercice se terminant au 31 décembre 2009. Merci à Olivier Roberget et à Collaboratif Info pour avoir repris les (bons) résultats de Sinequa dans son article "Sinequa: Les outils de recherche deviennent critique".

Notre performance s'améliore car nous devenons essentiels dans des projets stratégiques de grandes entreprises. Une des dix premières banques mondiale vient d'ailleurs de témoigner sa confiance à Sinequa en choisissant notre Socle Applicatif de moteur de recherche pour construire le poste de travail de demain des chargés de clientèles. Pour les millions de clients de cette banque, nous serons également au coeur de l'accès direct en self service à leurs données propres. Notre plateforme s'intègre ici avec d'autres technologies (base de données, client riche, SOA,...) venant pour les citer d'IBM, Adode, Software AG.

Ce projet risque de faire beaucoup d'émules car encore une fois, une interface web s'appuyant sur une technologie souple et rapide d'unification de l'information de type search est la seule réponse aux enjeux actuels des entreprises. La seule façon d'absorber le volume exponentiel des données et le besoin d'immédiateté et de vision unifiée, tant pour les clients que pour les employés et process internes. Dans un contexte d'entreprise étendue et avec des clients de plus en plus réactifs et informés, il ne faut pas rater cette marche technologique.

mercredi 9 juin 2010

Exalead racheté par Dassault Systèmes pour 135 M€...

Sinequa devient de fait le premier éditeur « pure player » du Search en Europe après Autonomy. Quelques commentaires personnels sur le rachat d’Exalead par Dassault Systèmes. Je vois trois raisons d’être positifs :

Une belle opération

En tant que contribuable français, je suis heureux qu’une entreprise qui a largement été soutenue par les dispositifs d’aide à l’innovation français soit sauvée par une sortie industrielle brillante, qui plus est par le leader français du logiciel. C’est beau et j’applaudis et je félicite avec une sincère admiration et de la joie pour les protagonistes (concurrent ne veut pas dire ennemi, ça veut juste dire qu’on joue dans des camps différents mais sur le même terrain de jeu).

Je me suis permis d’utiliser le mot « sauvé » car Exalead affiche un CA de 13,9M Euros en 2009 avec tout de même 15 Millions de pertes pour cette même année. Ce sont les chiffres consolidés disponibles au greffe du tribunal de commerce.

Tout ce qu’Exalead a créé sera donc pérennisé, développé et valorisé par Dassault Systèmes. C’est une excellente nouvelle, et en tant qu’entrepreneur et membre du Conseil d’Administration de l’AFDEL (Association Française des Editeurs de Logiciels dont DS est un des piliers fondateurs), j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour l’entreprise Dassault Systèmes et pour son leader Bernard Charles, qui m’a inspiré dans mon parcours personnel. C’est un modèle positif pour l’industrie française du logiciel. Ils ont vu l’enjeu du Search et ils ont su valoriser une technologie européenne.

Un montant record qui est une bonne nouvelle pour l’industrie en général et pour le search en particulier

La valorisation importante (de l’ordre de 10 fois le CA 2009, 8 fois les pertes) est une excellente nouvelle à bien des égards :

Tout d’abord nous sommes en croissance pour les multiples de valorisation: le dernier rachat, celui de FAST par Microsoft il y a un peu plus de 2 ans, s’est fait avec un multiple de 7 fois le CA. Cela montre que le Search est une technologie de plus en plus stratégique.

Ce montant prouve que loin de devenir une commodité, le Search est en effet en train de s’imposer comme la technologie critique pour les applications d’entreprise : PLM, ERP, CRM, CMS, etc… Et ceci au titre d’OEM dans un premier temps.

En outre, à l’instar de la base de données au moment de la naissance des ERP et autres applications d’entreprises, le Search démontre tous les jours un peu plus qu’il n’est plus seulement un moyen d’accéder à des documents ou des informations, mais bien la base technologique pour permettre aux collaborateurs ou au clients de réaliser leurs actions métier. A Sinequa, nous résumons cela simplement : nous sommes passés du moteur de recherche qui permet de trouver des informations au moteur de recherche qui permet de décider ou d’agir (d’où l’intégration dans les applications métier mais aussi la construction d’applications nouvelles – le SBA).

Une excellente nouvelle pour Sinequa et pour ses clients et partenaires

Si le Search est évidemment stratégique, il n’a pas encore atteint la maturité dans ses applications industrielles. Nous commençons seulement à voir concrètement comment le search integré avec d’autres outils pourra devenir la clé de voute des applications d’entreprise de demain.

Il y a deux projets dans le rachat d’Exalead par Dassault Systèmes, comme le souligne les deux temps de la communication : l’OEM il y a quelques semaines puis le rachat ce jour.

Le premier projet vise à dynamiser l’offre de DS et à l’élargir progressivement. Je suis confiant dans ce futur.

Le deuxième projet vise à développer Exalead sur son positionnement actuel de fournisseur de SBA. J’ai des doutes, je pense comme beaucoup qu’une entreprise sur un marché encore émergent a besoin de focus et d’indépendance pour créer les meilleurs partenariats, choisir les meilleurs early-customers, etc… Exalead était un peu dispersé comme l’illustre au delà de belles réussites commerciales et technologiques les pertes très importantes de l’entreprise et la variété des références. Comme beaucoup d’analystes, j’attendrais donc de voir. Mon scepticisme est exacerbé par mon intuition d’un DS qui sera certainement un actionnaire plus exigeant que le précédent en terme de résultats financiers. Ceci se traduira je l’imagine par une rationalisation des investissements d’Exalead dans tous les secteurs.

* * *

Ainsi, Sinequa devient de facto le leader européen après Autonomy des pure players Search pour entreprise. Que ce soit dans le secteur du SBA ou de l’Enterprise Search, cela nous ouvre de très belles perspectives. A un moment où notre produit s’impose incontestablement comme étant en avance sur toute la concurrence en ce qui concerne les grands projets d’infrastructure et de moteur de recherche interne, je me vois espérer que c’est peut être à notre tour de donner forme et sens à ce marché. Au niveau européen, et pourquoi pas mondial.

Bravo à Exalead pour un très beau rodéo, et place donc à Sinequa nouveau leader indépendant européen pour vous montrer ce dont il est capable. J’espère faire quelques annonces dans un futur proche.

samedi 29 mai 2010

Made In Presse dans l'Appstore

Made In Presse est un service internet qui permet de retrouver n'importe quel magazine. Les magazines sont numérisés, on peut rechercher et affiner par titre ou par rubrique.

Made In Presse permet ensuite après une éventuelle pré-visualisation d'acheter le magazine pour l'obtenir dans un kiosque proche ou bien de l'acheter pour le consulter en ligne grâce à une liseuse très ergonomique, on à l'impression de tourner les pages d'un vrai magazine.

Je me félicite évidemment qu'après avoir fait un tour du marché, Made In Presse ait choisi le moteur de recherche le plus évident et le plus intuitif, à savoir Sinequa. Au fait, Made In Presse est un bon exemple de Search Based Application.

Avec la sortie de l'App Made In Presse, on va pouvoir profiter de toute la presse magazine sur l'Iphone et l'Ipad, toujours en s'appuyant sur la recherche sémantique Sinequa.

Bravo à tout l'équipe de Made In Presse, ils sont formidables !

URL APPS: AppMadeInPresse

vendredi 21 mai 2010

Du Search au Business Search

Le Search n'est plus Sexy. Est-ce triste?
Quand je disais en soirée "je travaille dans le Search", les gens étaient intéressés. Il faut remercier Google je suppose. Maintenant si je dis la même chose, ils baillent et ont l'air désolés... Merci Microsoft?

L'Enterprise Search Summit de la semaine dernière à New-York était instructif à ce sujet. A la fois ennuyeux et passionnant. Notre industrie se transforme.
Le Search pour le Search est une technologie, il semblerait qu'il y a quelques produits suffisamment bons sur le marché, au moins en tous cas si on y met le prix en terme de support et de service. Et c'est vrai, si vous voulez chercher sur vos contenus d'entreprise, plusieurs éditeurs peuvent faire l'affaire. Microsoft aussi. Alors c'est devenu un commodité, n'est-ce-pas?

En réalité c'est un peu plus complexe. Parce que les clients n'ont pas besoin de Search, et encore moins veulent-ils payer pour du Search. Ils veulent résoudre des problèmes d'accès à l'information, souvent liés à la performance métier ou à des enjeux de risque. Et les clients commencent à réaliser que seule l'approche Search Based Aplication peut les aider à atteindre cet objectif.

Alors nous voici dans un nouveau jeu. Parce que Search Based Application veut dire beaucoup plus de fonctionalités et d'intégrabilité à fournir, des besoins spécifiques de pertinence qui auront un impact critique sur la performance, de la navigation métier par facettes, des enjeux absolument vitaux de temps réel, et bien d'autres choses encore, et encore... Cette fois-ci, peu de technologies peuvent relever le défi, et c'est une bonne nouvelle pour Sinequa.

Nous assistons au début d'une nouvelle ère pour cette industrie. Enfin nous allons voir la vraie valeur du Search même si nous n'allons plus parler de Search. Les Search Based Applications vont faire la différence pour la relation client, l'efficacité et la réactivité de l'entreprise, la supply chain management, etc...

Un grand merci et mes félicitations à Leslie Owens, Sue Feldman, et Lynda Moulton pour leurs présentations éclairantes à New-York. J'ai hâte d'entendre les autres analystes sur le sujet.

jeudi 1 avril 2010

L'écroulement issu de l'hyper complexité appliqué à la gestion de l'information

Osez ne plus être un(e) documentaliste...

Nous créons de plus en plus de documents, d'information et de données, avons besoin de plus de serveurs, de bande passante, plus de régulation pour gérer la donnée et l'information. Plus et plus, toujours plus...
Entouré de process et de règles métiers, cela génère un besoin pour des systèmes d'information de plus en plus complexes. Et du consulting complexe pour gérer le challenge technique et organisationnel qui en découle.

J'ai beaucoup apprécié l'excellent nouvel essai de Clay Shirky's : "The Collapse of Complex Business Models" merci à twitter: @mathewi et @rdeclermont

Ce que Clay Shirky démontre est que quand la complexité est telle que n'importe quel mouvement sera par nature complexe et destructeur de valeur, l'écroulement est l'unique solution pour créer de la valeur.
Dans le cas de la donnée et de l'information, l'écroulement serait d'éteindre des milliers de serveurs, quitte à perdre des montagnes d'information et de connaissance. Ceci afin de retrouver une certaine agilité (comme dans l'image prise par Bergson pour expliquer que nous avons besoin d'oublier le passé pour pouvoir appréhender le futur).

Un écroulement "smart" pourrait être de ne pas éteindre les serveurs, mais simplement de prétendre les oublier et de mettre en place... un moteur de recherche intelligent pour donner accès à tout.
Pour illustrer et résumerv: si organiser et archiver vos documents et vos emails vous prend trop de temps et finit par rendre votre temps de travail globalement inutile, pourquoi ne pas utiliser un moteur de recherche qui fera les connections entre les différents éléments de vos informations?
Une nouvelle façon de travailler, à condition que vous acceptiez de ne plus valoriser vos qualités de rangement...

mercredi 31 mars 2010

La Technodiversité, c'est bien... c'est bon

J'ai bien aimé lire "I Can't Wait for NoSQL to Die" de Ted Dziuba sur son blog.

Curieusement en effet, les choix technologiques génèrent des points de vues passionnés. Et si .Net ET Java se contentaient de coexister, et si Sharepoint n'absorbait pas tout le marché du CMS , et si Windows et Linux continuaient de se partager le marché des OS. Et si les technologies se concentraient sur le fait de résoudre des problèmes au lieu de créer des dogmes et des acronymes à la mode.

Avec un peu moins de testosterone quand il s'agit de choix technologiques, et un peu plus de pragmatisme, les clients seraient mieux servis, les entreprises fonctionneraient mieux.

samedi 13 février 2010

Le Bus de Moteur de Recherche : le socle intelligent de l’entreprise 2.0

Le Bus de Moteur de Recherche (Enterprise Search Bus) devient un élément clé de l'infrastructure informationnelle et informatique des entreprises. Il annonce un déclin de l'importance stratégique de la base de données relationnelle, en en soulignant sa plus grande faiblesse : sa rigidité qui dans une perspective d'intelligence en fait un outil un peu bête. Voici pourquoi, et voici des conséquences pour l'écosystème du logiciel.

Contexte a deux axes : celui des contenus, et celui des contenants.

Axe 1 : on trouve trois grands types de données :

  1. Structurées (les chiffres, les états, …),
  2. Non structurées (les contrats, les catalogues, les documents…),
  3. Issues de l'échange et de la collaboration (messages, discussions, annuaires,...).

Axe 2 : les contenants tous types de données confondues, ont trois grandes missions :

  1. La première est historiquement leur raison d'être : garantir les transactions, car c'est finalement là que la donnée nait et/ou prend son sens en s'insérant dans la véritable activité économique de l'entreprise.
  2. La deuxième est un corollaire de la première mais a pris de plus en plus d'importance avec la croissance des volumes : être navigables et recherchables, car il faut pouvoir mettre la bonne donnée en face du bon opérateur ou de la bonne transaction.
  3. La troisième enfin nait de l'info-explosion et des enjeux de maitrise des couts énergétiques et économiques : gérer l'archivage, la conservation organisée des données.

Par un phénomène darwinien prévisible, chacune de ces grandes fonctions est devenue le champ d'acteurs spécialisés. Selon qu'on se trouve dans le structuré ou le non structuré, les acteurs peuvent être différents. Mais on assiste à un mouvement de fond intéressant : la base de données était le pivot de l'entreprise et c'est en train de changer. Le succès de la base de données a été fondé sur sa capacité à organiser et à garantir les transactions. Ce sont aujourd'hui, à l'heure de la redondance et du Cloud, des qualités assez basiques pour ne pas dire banales.

Pour faire une synthèse du paysage logiciel, le tableau ci-après explicite les logiciels ayant émergés comme clés sur les 9 intersections des deux axes évoqués plus haut.

Fontion / type de données

Structuré

Non-structuré

Personnes

Gestion des transactions et des process

ERP, CRM, applications métiers + Base de données.

BPM + CMS + Base de données

Outil de Mail, réseau social d'entreprise

Recherche et navigation, analyse

Business Intelligence + Data warehouse

Moteur de recherche integré

Moteur de recherche integré

Archivage, sauvegarde,…

Outils d'archivages dédiés

Outils d'archivages dédiés

Outils d'archivages dédiés


L'info-explosion relativise l'hégémonie de la base de données relationnelle

Jusqu'à l'info-explosion, on était en intégration verticale : Oracle en est un bon exemple qui est parti de la base de données relationnelle pour aller vers l'application de gestion de données structurées d'entreprise. On prospérait à l'intérieur d'un silo. Pour que cela fonctionne, les serveurs d'applications avec comme ambition de faire se parler entre elles les applications furent la suite logique dans ce paradigme. L'élément central sur lequel était construit le système d'information de l'entreprise 1.0, occupée à gérer correctement ses transactions, et à pouvoir compter et analyser ses données métier, était naturellement la base de données relationnelle. Tout en partait et tout y revenait. En dehors du File System et de la boite mail, longtemps considérés comme des outils mineurs réservés aux usages bureautiques, presque toute l'informatique d'entreprise s'est construite autour de la base de données relationnelle.

Mais la base de données relationnelle est un système lourd et couteux d'une part, quand en outre les outils de Business Intelligence manquent d'agilité. D'autre part, l'info-explosion des données non structurées (les mails et les fichiers des répertoires qui sont stockés « à plat », sans modèle relationnel) a fait progresser les technologies de recherche et de navigation. Comme les données non structurées sont devenues de plus en plus métiers et critiques, les outils d'accès à ces données sont devenus de plus en plus métier. Finalement si on peut dire, qui peut le plus peut le moins, et la base de données relationnelle devenant une source d'information comme les autres, elle est en train de passer du statut de référentiel du système d'information, à celui de simple contenant des données structurées. Elle se trouve à ce titre ni plus ni moins importante et stratégique que le CMS.

Deux conséquences d'importance sur l'apport du moteur de recherche au monde du structuré

  1. Les outils de Business Intelligence sont en train d'être marginalisés par les moteurs de recherche pour l'accès aux informations et à une vision 360. Dans 90% des besoins, le moteur de recherche fait plus souple et mieux que l'outil de BI. Cf. le témoignage récent du groupe Laser dans 01 Informatique (choix récent de Sinequa dans un bench de database offload face à un concurrent français bien connu. Un projet très intéressant qui vise à indexer l'intégralité des historiques de transactions des 22 millions de cartes de crédit Laser/Cofinoga)
  2. Avec la virtualisation des serveurs, sans parler de la migration progressive vers le Cloud, l'enjeu n'est plus de permettre aux applications de se parler, mais bien de disposer d'un référentiel cohérent de données. De ce point de vue, c'est la victoire annoncée de l'Enterprise Search Bus. Un Bus de moteur de recherche intelligent est capable de mettre en cohérence l'ensemble des données en les rendant cherchables et navigables par des axes métier, hérités des contenants ou générés à la volée. En la matière, on peut imaginer que la vision Search Bus s'appuiera sur ou absorbera les approches de type MDM (Master Data Management) qui sont en fait une réponse très aboutie, mais très spécialisée et assez lourde à la question.

L'Enterprise Search Bus devient stratégique pour l'entreprise

Ce qu'il faut retenir pour la construction ou l'évolution d'un système d'information est – mais on ne s'étonnera pas de me voir pousser cet argument - que le moteur de recherche est passé d'un gadget ludique (c'est vrai, qui a vraiment besoin d'un moteur de recherche au fond pour aller un peu plus vite sur les données de l'Intranet ou vers des documents perdus sur les répertoires partagés?) à un élément essentiel du système d'information de l'entreprise. L'Enterprise Search Bus est :

  • Clé pour unifier la donnée en la structurant par la composante métier,
  • Essentiel pour permettre non pas de chercher mais bien de réaliser la bonne opération, sur la bonne donnée, au bon endroit et dans la bonne application,
  • Majeur pour offrir une logique de travail simple. Simple parce qu'elle digère la complexité bien réelle de nos écosystèmes professionnels en la réduisant à une présentation logique, facile et intuitive. Parlez en aux consultants d'Atos Origin qui disposent depuis peu de Sinequa pour accéder à leurs données non structurées, ou aux consultants de Mercer ( cf Communiqué de Presse ci-joint).

Conséquences sur le marché du moteur de recherche d'entreprise

Quelques constats s'imposent. Pour être à la hauteur de l'enjeux, votre Enterprise Search Bus devra valider plusieurs critères essentiels :

  1. Intégrer une technologie intelligente de génération et de traitement des méta-données. Si la base de données relationnelle perd du terrain, le moteur a plus que jamais besoin de pouvoir fournir la structuration métier nécessaire. En la matière vous avez le choix entre le linguistique (Sinequa, FAST) ou le bayesien (Autonomy).
  2. Absorber toute la volumétrie et l'hétérogénéité de votre système d'information. Il vous faut de la scalabilité linéaire et des connecteurs sécurisés, déployable sans travail spécifique.
  3. S'intégrer dans une logique multiplateforme et portable. Vous êtes Java ou .Net, serveurs privés ou Cloud : votre Search Bus doit être agnostique en la matière.
  4. Et bien d'autres critères tels qu'une ergonomie simple comme l'iphone est simple, un produit 2.0 dans sa façon d'être utilisé (interactivité) et dans sa façon d'être déployé (pilotage web),…

Sinequa valide ces critères, mieux que quiconque je pense. Notre vision depuis de nombreuses années, le travail que nous menons avec nos clients en particulier depuis 2005, et notre adaptabilité nous permettent aujourd'hui d'avoir le bon produit au bon moment.

Je dois l'avouer : il y a 5 ans, nous pensions que le sujet était de transposer la proposition de valeur de Google dans l'entreprise. Notre département technique était obsédé par Google. Aujourd'hui, cela nous parait dérisoire, car notre mission est au cœur d'une entreprise de plus en plus virtualisée, au propre comme au figuré (informatique sur le Cloud, supply chain outsourcée, production délocalisée, marketing outsourcé, etc…). Le cœur de l'intelligence et de l'agilité de cette entreprise a besoin d'un search bus. Certains parlent de meaning based computing, j'oserais simplement parler d'une entreprise intelligente. La définition ci-après issue de Wikipedia me parait éloquente.

Intelligence vient du latin intellegentia (faculté de comprendre), dérivé du latin intellegere signifiant comprendre, et dont le préfixe inter (entre), et le radical legere (choisir, cueillir) ou ligare (lier) suggèrent essentiellement l'aptitude à relier des éléments qui sans elle resteraient séparés.

L'intelligence est l'ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir les relations entre eux. L'intelligence est également admise comme étant ce qu'en fait elle permet : la faculté d'adaptation. Également l'intelligence pratique est la capacité d'agir de manière adaptée aux situations. Au niveau d'évolution de l'humain, la compréhension ne peut se concevoir sans un système de codification diversifié. On aboutit donc à l'intelligence conceptuelle, inséparable d'une maîtrise du langage (et donc des "mots") permettant le raisonnement complexe; le raisonnement étant l'opération mentale d'analyse permettant d'établir les relations entre les éléments. Enfin, et à ce même niveau, l'objet de l'intelligence est la connaissance conceptuelle et rationnelle

Le marché de l'Enterprise Search est passionnant. On s'est rendu compte que Google n'était qu'un suiveur médiatique et talentueux, peu présent sur les projets à valeur ajoutée. Aujourd'hui, tous les regards sont tournés vers FAST / Microsoft. Mais je pense que l'innovation et la valeur cette fois ci encore viendront d'autres acteurs. Je pense que les visions gagnantes ne pourront pas être fondées sur un bus de moteur de recherche étouffé par une chaine complète allant du système d'exploitation au browser en passant par le portail, le CMS et la base de données.

Je pense que la vision gagnante viendra d'un bus de moteur de recherche intelligent et souple, qui suivra l'évolution des différentes technologies et applications connexes, sachant faire le lien entre l'usager et la donnée. C'est un marché darwinien, il ne suffit pas d'avoir raison, il faut s'adapter en permanence. Alors rendez-vous dans 5 ans, quand le Cloud sera omniprésent.