jeudi 1 avril 2010

L'écroulement issu de l'hyper complexité appliqué à la gestion de l'information

Osez ne plus être un(e) documentaliste...

Nous créons de plus en plus de documents, d'information et de données, avons besoin de plus de serveurs, de bande passante, plus de régulation pour gérer la donnée et l'information. Plus et plus, toujours plus...
Entouré de process et de règles métiers, cela génère un besoin pour des systèmes d'information de plus en plus complexes. Et du consulting complexe pour gérer le challenge technique et organisationnel qui en découle.

J'ai beaucoup apprécié l'excellent nouvel essai de Clay Shirky's : "The Collapse of Complex Business Models" merci à twitter: @mathewi et @rdeclermont

Ce que Clay Shirky démontre est que quand la complexité est telle que n'importe quel mouvement sera par nature complexe et destructeur de valeur, l'écroulement est l'unique solution pour créer de la valeur.
Dans le cas de la donnée et de l'information, l'écroulement serait d'éteindre des milliers de serveurs, quitte à perdre des montagnes d'information et de connaissance. Ceci afin de retrouver une certaine agilité (comme dans l'image prise par Bergson pour expliquer que nous avons besoin d'oublier le passé pour pouvoir appréhender le futur).

Un écroulement "smart" pourrait être de ne pas éteindre les serveurs, mais simplement de prétendre les oublier et de mettre en place... un moteur de recherche intelligent pour donner accès à tout.
Pour illustrer et résumerv: si organiser et archiver vos documents et vos emails vous prend trop de temps et finit par rendre votre temps de travail globalement inutile, pourquoi ne pas utiliser un moteur de recherche qui fera les connections entre les différents éléments de vos informations?
Une nouvelle façon de travailler, à condition que vous acceptiez de ne plus valoriser vos qualités de rangement...

mercredi 31 mars 2010

La Technodiversité, c'est bien... c'est bon

J'ai bien aimé lire "I Can't Wait for NoSQL to Die" de Ted Dziuba sur son blog.

Curieusement en effet, les choix technologiques génèrent des points de vues passionnés. Et si .Net ET Java se contentaient de coexister, et si Sharepoint n'absorbait pas tout le marché du CMS , et si Windows et Linux continuaient de se partager le marché des OS. Et si les technologies se concentraient sur le fait de résoudre des problèmes au lieu de créer des dogmes et des acronymes à la mode.

Avec un peu moins de testosterone quand il s'agit de choix technologiques, et un peu plus de pragmatisme, les clients seraient mieux servis, les entreprises fonctionneraient mieux.

samedi 13 février 2010

Le Bus de Moteur de Recherche : le socle intelligent de l’entreprise 2.0

Le Bus de Moteur de Recherche (Enterprise Search Bus) devient un élément clé de l'infrastructure informationnelle et informatique des entreprises. Il annonce un déclin de l'importance stratégique de la base de données relationnelle, en en soulignant sa plus grande faiblesse : sa rigidité qui dans une perspective d'intelligence en fait un outil un peu bête. Voici pourquoi, et voici des conséquences pour l'écosystème du logiciel.

Contexte a deux axes : celui des contenus, et celui des contenants.

Axe 1 : on trouve trois grands types de données :

  1. Structurées (les chiffres, les états, …),
  2. Non structurées (les contrats, les catalogues, les documents…),
  3. Issues de l'échange et de la collaboration (messages, discussions, annuaires,...).

Axe 2 : les contenants tous types de données confondues, ont trois grandes missions :

  1. La première est historiquement leur raison d'être : garantir les transactions, car c'est finalement là que la donnée nait et/ou prend son sens en s'insérant dans la véritable activité économique de l'entreprise.
  2. La deuxième est un corollaire de la première mais a pris de plus en plus d'importance avec la croissance des volumes : être navigables et recherchables, car il faut pouvoir mettre la bonne donnée en face du bon opérateur ou de la bonne transaction.
  3. La troisième enfin nait de l'info-explosion et des enjeux de maitrise des couts énergétiques et économiques : gérer l'archivage, la conservation organisée des données.

Par un phénomène darwinien prévisible, chacune de ces grandes fonctions est devenue le champ d'acteurs spécialisés. Selon qu'on se trouve dans le structuré ou le non structuré, les acteurs peuvent être différents. Mais on assiste à un mouvement de fond intéressant : la base de données était le pivot de l'entreprise et c'est en train de changer. Le succès de la base de données a été fondé sur sa capacité à organiser et à garantir les transactions. Ce sont aujourd'hui, à l'heure de la redondance et du Cloud, des qualités assez basiques pour ne pas dire banales.

Pour faire une synthèse du paysage logiciel, le tableau ci-après explicite les logiciels ayant émergés comme clés sur les 9 intersections des deux axes évoqués plus haut.

Fontion / type de données

Structuré

Non-structuré

Personnes

Gestion des transactions et des process

ERP, CRM, applications métiers + Base de données.

BPM + CMS + Base de données

Outil de Mail, réseau social d'entreprise

Recherche et navigation, analyse

Business Intelligence + Data warehouse

Moteur de recherche integré

Moteur de recherche integré

Archivage, sauvegarde,…

Outils d'archivages dédiés

Outils d'archivages dédiés

Outils d'archivages dédiés


L'info-explosion relativise l'hégémonie de la base de données relationnelle

Jusqu'à l'info-explosion, on était en intégration verticale : Oracle en est un bon exemple qui est parti de la base de données relationnelle pour aller vers l'application de gestion de données structurées d'entreprise. On prospérait à l'intérieur d'un silo. Pour que cela fonctionne, les serveurs d'applications avec comme ambition de faire se parler entre elles les applications furent la suite logique dans ce paradigme. L'élément central sur lequel était construit le système d'information de l'entreprise 1.0, occupée à gérer correctement ses transactions, et à pouvoir compter et analyser ses données métier, était naturellement la base de données relationnelle. Tout en partait et tout y revenait. En dehors du File System et de la boite mail, longtemps considérés comme des outils mineurs réservés aux usages bureautiques, presque toute l'informatique d'entreprise s'est construite autour de la base de données relationnelle.

Mais la base de données relationnelle est un système lourd et couteux d'une part, quand en outre les outils de Business Intelligence manquent d'agilité. D'autre part, l'info-explosion des données non structurées (les mails et les fichiers des répertoires qui sont stockés « à plat », sans modèle relationnel) a fait progresser les technologies de recherche et de navigation. Comme les données non structurées sont devenues de plus en plus métiers et critiques, les outils d'accès à ces données sont devenus de plus en plus métier. Finalement si on peut dire, qui peut le plus peut le moins, et la base de données relationnelle devenant une source d'information comme les autres, elle est en train de passer du statut de référentiel du système d'information, à celui de simple contenant des données structurées. Elle se trouve à ce titre ni plus ni moins importante et stratégique que le CMS.

Deux conséquences d'importance sur l'apport du moteur de recherche au monde du structuré

  1. Les outils de Business Intelligence sont en train d'être marginalisés par les moteurs de recherche pour l'accès aux informations et à une vision 360. Dans 90% des besoins, le moteur de recherche fait plus souple et mieux que l'outil de BI. Cf. le témoignage récent du groupe Laser dans 01 Informatique (choix récent de Sinequa dans un bench de database offload face à un concurrent français bien connu. Un projet très intéressant qui vise à indexer l'intégralité des historiques de transactions des 22 millions de cartes de crédit Laser/Cofinoga)
  2. Avec la virtualisation des serveurs, sans parler de la migration progressive vers le Cloud, l'enjeu n'est plus de permettre aux applications de se parler, mais bien de disposer d'un référentiel cohérent de données. De ce point de vue, c'est la victoire annoncée de l'Enterprise Search Bus. Un Bus de moteur de recherche intelligent est capable de mettre en cohérence l'ensemble des données en les rendant cherchables et navigables par des axes métier, hérités des contenants ou générés à la volée. En la matière, on peut imaginer que la vision Search Bus s'appuiera sur ou absorbera les approches de type MDM (Master Data Management) qui sont en fait une réponse très aboutie, mais très spécialisée et assez lourde à la question.

L'Enterprise Search Bus devient stratégique pour l'entreprise

Ce qu'il faut retenir pour la construction ou l'évolution d'un système d'information est – mais on ne s'étonnera pas de me voir pousser cet argument - que le moteur de recherche est passé d'un gadget ludique (c'est vrai, qui a vraiment besoin d'un moteur de recherche au fond pour aller un peu plus vite sur les données de l'Intranet ou vers des documents perdus sur les répertoires partagés?) à un élément essentiel du système d'information de l'entreprise. L'Enterprise Search Bus est :

  • Clé pour unifier la donnée en la structurant par la composante métier,
  • Essentiel pour permettre non pas de chercher mais bien de réaliser la bonne opération, sur la bonne donnée, au bon endroit et dans la bonne application,
  • Majeur pour offrir une logique de travail simple. Simple parce qu'elle digère la complexité bien réelle de nos écosystèmes professionnels en la réduisant à une présentation logique, facile et intuitive. Parlez en aux consultants d'Atos Origin qui disposent depuis peu de Sinequa pour accéder à leurs données non structurées, ou aux consultants de Mercer ( cf Communiqué de Presse ci-joint).

Conséquences sur le marché du moteur de recherche d'entreprise

Quelques constats s'imposent. Pour être à la hauteur de l'enjeux, votre Enterprise Search Bus devra valider plusieurs critères essentiels :

  1. Intégrer une technologie intelligente de génération et de traitement des méta-données. Si la base de données relationnelle perd du terrain, le moteur a plus que jamais besoin de pouvoir fournir la structuration métier nécessaire. En la matière vous avez le choix entre le linguistique (Sinequa, FAST) ou le bayesien (Autonomy).
  2. Absorber toute la volumétrie et l'hétérogénéité de votre système d'information. Il vous faut de la scalabilité linéaire et des connecteurs sécurisés, déployable sans travail spécifique.
  3. S'intégrer dans une logique multiplateforme et portable. Vous êtes Java ou .Net, serveurs privés ou Cloud : votre Search Bus doit être agnostique en la matière.
  4. Et bien d'autres critères tels qu'une ergonomie simple comme l'iphone est simple, un produit 2.0 dans sa façon d'être utilisé (interactivité) et dans sa façon d'être déployé (pilotage web),…

Sinequa valide ces critères, mieux que quiconque je pense. Notre vision depuis de nombreuses années, le travail que nous menons avec nos clients en particulier depuis 2005, et notre adaptabilité nous permettent aujourd'hui d'avoir le bon produit au bon moment.

Je dois l'avouer : il y a 5 ans, nous pensions que le sujet était de transposer la proposition de valeur de Google dans l'entreprise. Notre département technique était obsédé par Google. Aujourd'hui, cela nous parait dérisoire, car notre mission est au cœur d'une entreprise de plus en plus virtualisée, au propre comme au figuré (informatique sur le Cloud, supply chain outsourcée, production délocalisée, marketing outsourcé, etc…). Le cœur de l'intelligence et de l'agilité de cette entreprise a besoin d'un search bus. Certains parlent de meaning based computing, j'oserais simplement parler d'une entreprise intelligente. La définition ci-après issue de Wikipedia me parait éloquente.

Intelligence vient du latin intellegentia (faculté de comprendre), dérivé du latin intellegere signifiant comprendre, et dont le préfixe inter (entre), et le radical legere (choisir, cueillir) ou ligare (lier) suggèrent essentiellement l'aptitude à relier des éléments qui sans elle resteraient séparés.

L'intelligence est l'ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir les relations entre eux. L'intelligence est également admise comme étant ce qu'en fait elle permet : la faculté d'adaptation. Également l'intelligence pratique est la capacité d'agir de manière adaptée aux situations. Au niveau d'évolution de l'humain, la compréhension ne peut se concevoir sans un système de codification diversifié. On aboutit donc à l'intelligence conceptuelle, inséparable d'une maîtrise du langage (et donc des "mots") permettant le raisonnement complexe; le raisonnement étant l'opération mentale d'analyse permettant d'établir les relations entre les éléments. Enfin, et à ce même niveau, l'objet de l'intelligence est la connaissance conceptuelle et rationnelle

Le marché de l'Enterprise Search est passionnant. On s'est rendu compte que Google n'était qu'un suiveur médiatique et talentueux, peu présent sur les projets à valeur ajoutée. Aujourd'hui, tous les regards sont tournés vers FAST / Microsoft. Mais je pense que l'innovation et la valeur cette fois ci encore viendront d'autres acteurs. Je pense que les visions gagnantes ne pourront pas être fondées sur un bus de moteur de recherche étouffé par une chaine complète allant du système d'exploitation au browser en passant par le portail, le CMS et la base de données.

Je pense que la vision gagnante viendra d'un bus de moteur de recherche intelligent et souple, qui suivra l'évolution des différentes technologies et applications connexes, sachant faire le lien entre l'usager et la donnée. C'est un marché darwinien, il ne suffit pas d'avoir raison, il faut s'adapter en permanence. Alors rendez-vous dans 5 ans, quand le Cloud sera omniprésent.

mardi 26 janvier 2010

La vraie rock-star est le fondateur, pas le CEO.

Etre ou ne pas être … le patron. Une question existentielle ou une question d'efficacité ?

Aux Etats-Unis, le fondateur est une rock star même s'il perd la direction de l'entreprise. En France, s'il n'est plus PDG, il est déchu, foutu, mal vu. Autant le jeter aux orties tout de suite. On jette le bébé avec l'eau du bain. Fondateur plus PDG = Samson privé de sa chevelure. Aux Etats-Unis le CEO n'est que la personne qui gère le business, le chef de quart qui coordonne la manœuvre du bateau, pas l'armateur, ni même forcément le capitaine. Il est bien mieux payé pour son job qu'en France (je parle de start-up pas de CAC 40), mais il n'est pas sacralisé. It's just a job, quelqu'un doit le faire et puis c'est tout. Ce qu'on fait vraiment devrait être ce qui nous définit, pas notre titre. Comme le souligne Cedric Giorgi dans TechCrunch (en anglais) a propos du remplacement du CEO de deezer.com, ce phénomène français génère des crises inutiles entre les dirigeants et les actionnaires (souvenons nous aussi de NetVibes, Glowria, etc...). Mais est-ce vraiment la faute du fondateur français comme le suggère un peu vite Cedric Giorgi ?

Un sujet intéressant, une exception française de plus ? A rapprocher de ce qui a longtemps limité le cinéma français dans son essor industriel ? Après la nouvelle vague, le réalisateur qui se devait d'être aussi l'auteur et le monteur ne voulait pas abandonner le final cut au producteur, parce qu'il n'était qu'un « business guy », comprendre « bad guy ». Les réalisateurs pourtant ne géraient pas le lancement du film, étape critique pour sa valorisation « tous supports ». Pour prendre un succès récent, Avatar est un film formidable, mais c'est aussi un lancement planétaire incroyablement réussi. James Cameron est un réalisateur et un business mogul, pas forcément le CEO de toutes ses entreprises, d'ailleurs. Je ne lui souhaite pas, sinon à quoi ça sert d'avoir tout cet argent et tout ce talent. D'un autre côté et dans une industrie hexagonale qui domine le monde, Yves Saint-Laurent a laissé la gestion à Pierre Berger. Bernard Arnaud ou François Pinault ne sont pas des créateurs. De quoi parle-t-on alors?

Tout d'abord, peut-être est-ce un procès d'intention que de dire des fondateurs ou créateurs de start-up français qu'ils refusent de passer la main à un nouveau CEO ; C'est trop facile de leur reprocher un ego potentiellement démesuré ou une certaine immaturité. Pour que plus de start-up françaises deviennent des leaders mondiaux, il suffirait alors de mettre un coach ou un psychanalyste au Comité de Direction. Trop facile et trop évident peut-être de prendre le fondateur comme « bouc émissaire ».

En psychanalyse justement, on parle de fausse croyance. Il s'agit d'une vision biaisée du monde, parce qu'on a été éduqué avec ça en tête. Un acquis culturel qui tend à fossiliser la société, à l'empêcher d'évoluer. Une boucle qui s'auto entretient. Par exemple : les femmes sont de mauvais dirigeants, donc je recrute des hommes comme dirigeants, donc effectivement, les bons dirigeants seront bien des hommes (les mauvais aussi d'ailleurs, mais ça ne prouve rien sur les femmes à part qu'il faut urgemment faire appel à la discrimination positive). La fausse croyance concernant le CEO fondateur, est issue d'une société où on veut bien croire et laisser croire que le chef fait tout, qu'il est tout et qu'il décide de tout. Si en tant que PDG vous osez dire simplement que vous croyez à l'intelligence collective, que vous êtes un leader influenceur, un gestionnaire, un motiveur, un développeur de talent, mais que la vision peut venir d'ailleurs que de vous. Si vous avouez en France que vous n'êtes pas l'alpha et l'omega de votre produit et de votre entreprise, on vous regarde de travers. Ce n'est peut-être pas le bon dirigeant ? Aux Etats-Unis on se dit qu'on a affaire à un professionnel. Et puis c'est tout.

Cette vision très archaïque du fonctionnement d'une entreprise et du rôle du dirigeant est à l'image du fonctionnement vue de loin de nos institutions de la 5ème république : on voudrait que le chef soit tout, qu'il décide de tout, qu'il sache tout de tout. Nous manquons de lucidité et si un Président de la République oublie le story-telling à la Napoléon, s'il avoue son manque de technicité sur un sujet, on commence à le regarder comme un incompétent. Avec ou sans jeux de mots, les français sont dévots d'un pouvoir divin. Pourtant c'est finalement rassurant que le dirigeant concentre son attention sur ce qu'il doit bien faire : gouverner, diriger. Et qu'il s'entoure de gens (plus) compétents (que lui) sans micromanager ce qu'ils font.

Il faudrait vraiment intégrer et le plus vite possible la réalité culturelle de notre société et des entreprises du 21ème siècle. Acceptons le fonctionnement en réseau et en intelligence collective. Le fondateur peut avoir l'intelligence du positionnement ou du produit et ne pas être la bonne personne pour diriger le business et prendre les décisions de management. Ca parait évident, pourtant on voit souvent des entreprises où il manque de l'intelligence émotionnelle pour le comprendre, l'accepter et vivre avec. C'est vrai au niveau du dirigeant, c'est vrai au niveau des managers. Et ce n'est pas forcément les premiers intéressés qui ne le voient pas, c'est plus l'environnement de l'entreprise dont le « cablage » est habité de cette fausse croyance que j'évoquais plus haut.

Alors il faut le dire : la rock star c'est clairement le fondateur. Et s'il ne reste pas CEO ou dirigeant, il n'en est pas moins mais peut-être plus encore une rock star. Il est fidèle à ce qu'il est et à ce qu'il aime faire. Si la société voulait bien l'accepter, les rock stars seraient plus épanouies et prospères, et on créerait plus d'emplois et de richesses. Par extension (on dit souvent qu'on manque de modèles positifs de managers ou de patrons), de nombreux professionnels, experts et compétents mais qui n'ont pas envie de devenir Directeur ou Manager, pourraient ne plus avoir l'impression de râter leur carrière, simplement parce qu'ils aiment leur métier.

mardi 12 janvier 2010

Bonne année, à la concurrence aussi

Joyeuse année 2010, tous mes vœux de joie et de succès.

2009 s'est bien terminée pour Sinequa avec la signature de nouveaux contrats et la sortie de la V7. De nombreuses vidéos de clients, partenaires et dirigeants de Sinequa sont d'ailleurs à visionner à l'adresse suivante – merci à Tivipro qui a assuré la réalisation de ces vidéos.
http://www.sinequa.com/ressource,video,77.html

Pour celles et ceux qui y seront, Sinequa sera présent à Orlando la semaine prochaine pour le grand salon annuel Lotusphère. Nous y serons en compagnie de notre partenaire et client Sogeti. Faites nous signe si vous voulez qu'on s'y retrouve.

L'an dernier Sinequa était le seul acteur à entrer au Magic Quadrant, et nous sommes également entrés dans les tableaux d'analyse d'IDC. Entre autres choses, CMS Watch a souligné la qualité de notre technologie http://www.cmswatch.com/Trends/1737-Death-of-Taxonomies-Revisited

Notre présence enfin est devenue incontestable aussi dans le monde du Homeland Security, de par la taille des contrats que nous signons et de par la profondeur fonctionnelle que nous apportons http://www.cmswatch.com/Trends/1764-Searching-Terrorists

L'an dernier nous avons traversé avec courage (je parle des salariés de notre entreprise notamment, mais aussi de certains clients et partenaires) une crise difficile. A Sinequa nous avons obtenu de nombreux succès, de la croissance et de la rentabilité sur 2009. J'espère que cette année va être celle des révélations ; avec la maturation du Search Based Application, avec enfin une certaine maturité des offres « main stream » : Microsoft, Google, l'Open Source. On va de moins en moins parler vision, roadmap produit, sentiment de ce qui va arriver, on va de plus en plus vivre la réalité des organisations qui changent, des postes de travail de nouvelle génération, de l'entreprise repensée autour du Search Bus. On ne parlera plus de moteurs générant une question par salarié par semaine, mais plutôt jusqu'à 10 et plus questions par heure et par salarié.

De belles perspectives pour toutes celles et tous ceux qui ont persévéré dans ce secteur exigeant mais passionnant qu'est le moteur de recherche d'entreprise. Je souhaite également une très bonne année aux concurrents de Sinequa. Avec un produit comme le notre, si eux vont bien, nous irons on ne peut mieux.

jeudi 7 janvier 2010

Adieu Monsieur Seguin

C'était le 8 janvier 2001, il y a 9 ans. Président de Silicon Sentier, je recevais les principaux candidats à l'élection municipale parisienne dans un théâtre du Sentier autour du thème « qu'allez vous faire pour développer le haut débit à Paris ».

Le débat du 8 janvier m'a marqué. C'était de tous les candidats à la Mairie de Paris le plus médiatique. Sa stature d'homme d'état était tellement évidente. Un débat avec quelques dizaines de personnes, sur un sujet ne le passionnant pas outre mesure, il enchainait pourtant fébrilement les cigarettes (un temps où on pouvait encore fumer dans certains lieux publics). Je me souviens de sa modestie, et de sa courtoisie.

Il dégageait beaucoup d'humanité en plus d'être un homme politique évident. Ces choses là se ressentent et vous marquent. Un homme d'une grande force.

Adieu Monsieur Seguin, avec toute mon admiration.

jeudi 3 décembre 2009

Premiers retours du Launch de Sinequa Enterprise Search V7

Nous avons eu près de 200 participants au lancement de Sinequa Enterprise Search V7. C'était un moment formidable et merci encore aux sponsors, IBM, Logica, Atos Origin et Edifixio.

Je crois qu'entre autres choses, tout le monde a été impressionné par la démo « live » conduite par Luc Manigot. Il a configuré en direct et en quelques clics un connecteur Lotus, et – entre autres choses – il a démontré la capacité de Sinequa ES7 à extraire des relations grâce à ses "text-mining agents".

Nous avons fini tard avec du Champagne et des petits fours… encore merci à toutes celles et ceux qui ont pu être des notres.

Merci à Theresa Regli qui a pris le temps d'interviewer quelques early adopters de Sinequa ES7. Elle a d'ailleurs écrit un article (en anglais) très intéressant qui mentionne comment Sinequa utilise les métadonnées. Je ne peux que le recommander http://www.cmswatch.com/Trends/1737-Death-of-Taxonomies-Revisited?source=RSS